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très joli et émouvant texte .... bonne journée ! http://nandane ves.centerblog .net
Par nandaneves, le 02.09.2023
très belle rose
Par Anonyme, le 31.08.2023
une petite visite pour te souhaiter une belle fin de semaine en esperant que sa va au mieux pour toi pour moi
Par lucilyne-2, le 25.08.2023
bonjour
je vais faire de même.
très beau dessin, parfait pour décorer mes bouteilles de vin de noix.
mer
Par Anonyme, le 21.08.2023
petit coucou pour te souhaiter une bonne fin de journée suivi d'un excellent week-end gros bisous http://amazo
Par amazone78, le 18.08.2023
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Date de création : 28.03.2009
Dernière mise à jour :
03.09.2023
60536 articles
Étretat : sculptures nature

Désir de rivage... Étretat est dans votre dos,
Yport et Fécamp, droit devant. De la ligne de crêtes, où le sentier douanier (tracé du GR®21) ourle les falaises, une valleuse vous permet de rejoindre, à marée basse, les pieds de la muraille. Depuis le lit de galet de la grève et le platier rocheux, la falaise d’Amont et sa porte d’Amont (remarquez son arche) livrent une géologie complexe.
«Si j’avais à montrer la mer à un ami pour la première fois, c’est Étretat que je choisirais »,disait Alphonse Karr, l’influent directeur du Figaro au milieu du XIXe siècle. Depuis, ce village du littoral entre Le Havre et Fécamp a vu défiler toute la noblesse et tous les artistes. Corot, Courbet, Monet l’immortalisèrent. Maupassant, Gide et Maurice Leblanc y puisèrent l’inspiration. Offenbach y eut sa villa... Un paysage naturel extraordinaire, avec une plage de galets tout ronds, encadrée par de grandioses falaises. Mais, ce qui a rendu mondialement célèbre Étretat, ce sont ces chefs-d’œuvre de craie blanche.

Sur le long trait de côte que constituent les falaises du pays de Caux,
du cap de la Hève à l’entrée de la baie de Somme, le site d’Étretat est le plus insolite. Depuis le sommet de la Manneporte, belle vue amont sur l’Aiguille, dite « creuse » par Leblanc et son Arsène Lupin, la porte d’Aval et la porte d’Amont.
Pour apprécier « la plus grande architecture qu’il y ait »(Hugo), il faut rejoindre la porte d’Aval par le sentier des douaniers (GR®21). Les falaises de 85 mètres de hauteur, encadrées au sud-ouest par la gigantesque arche de la Manneporte, vibrent sous l’éclat de la lumière. Ce n’est pas l’érosion marine qui a façonné ces formes, mais une rivière qui traverse la falaise ; la mer n’a fait qu’élargir les arches... À marée basse, on peut commencer la balade et rejoindre la falaise d’Amont par un escalier. La petite chapelle Notre-Dame de la Garde, chérie des marins, est juchée sur ses hauteurs. De là, la vue offre un superbe pano- rama sur les falaises d’Aval, avec, à vos pieds, le village aux maisons d’ardoises collées les unes aux autres, et sa belle plage où s’alignent des barques colorées.



Gorges du Verdon : le plus beau des vertiges
Si vous vous pensez insensible au vertige, mettez-vous à l’épreuve dans les gorges du Verdon. Nulle part en France, on ne connaît l’effarante sensation de vide autant que dans les hautes gorges du Verdon… Quelle émotion !
Les gorges du Verdon : le plus grand canyon d’Europe, gigantesque échancrure d’une vingtaine de kilomètres, courant du pont de Tusset jusqu’à celui de Galetas, aux confins de la grande nappe verte du lac de Sainte-Croix.
Le vert émeraude du torrent, le blanc des falaises, les verts profonds de la végétation et le bleu du ciel… les couleurs du Verdon sont fièrement hissées. Ce prodige minéral resté très sauvage a été patiemment creusé, façonné, pourfendu à l’ère quaternaire par les eaux musculeuses d’un torrent.
La meilleure manière d’apprécier les gorges consiste à suivre en voiture les routes qui en longent le bord extrême, entre Castellane et le lac de Sainte-Croix, via les Balcons de la Mescla et la Corniche Sublime. C’est en franchissant, l’une après l’autre, les clues de la porte Saint-Jean et celle de Chasteuil que vous pénétrez dans un univers de démesure, où par leurs élancements, les structures géométriques des roches accentuent l’aspect surnaturel des lieux. Au pont de Soleils, il faut passer sur la rive gauche du Verdon et quitter le canyon momentanément. Suivez son afluent, le Jabron, et guettez, sur la droite, l’étroite route D90 qui mène au joli village de Trigance et son château médiéval. Le coup d’oeil est superbe, mais que dire des lacets qu’il faut ensuite négocier pour revenir vers le Verdon, via la D71, dite route des Balcons de la Mescla ?

Le dernier lieu a avoir été exploré en France est le canyon du Verdon. Ce fut en 1905 lorsque le ministère de l’Agriculture envisagea de noyer les gorges, dans le but de créer une réserve d’eau destinée à arroser les cultures maraîchères irriguées la Durance dans les périodes d’étiage. Cette mission fut confiée à un groupe, mené par des locaux, dont Edouard-Alfred Martel (1859-1938), avec à sa tête Isidore Blanc, instituteur à Rougon. Vous penserez à eux si vous vous aventurez sur le sentier, baptisé de leur nom, au fond des gorges, sur le GR4. Si vous vous sentez assez en forme pour parcourir ses 14 kilomètres, comptez 6 à 7 heures de crapahutage entre le Point Sublime et le chalet de la Maline.
Depuis le belvédère de Galetas, le regard plonge sur le pont de Galetas, entrée sur le lac de Sainte-Croix.
Le pont de Galetas (au premier plan) est le point de repère pour les adeptes du canoë car il marque l’entrée des gorges, lorsque l’on quitte les eaux calmes du lac de Sainte-Croix. Avec une superficie de 2 200 hectares, Sainte-Croix est le troisième plus grand lac de France, mis en eau en 1973.
Dès que Verdon réapparaît, vous êtes dans l’univers le plus fou que vous puissiez imaginer. Sur le pont de l’Artuby, le coup d’oeil sur le vide est affolant. Mais tout de suite après, dans les tunnels du Fayet, à une seule voie, vous voici inquiet de voir arriver une autre voiture en face de vous ! Ensuite commence la route de la Corniche Sublime. Peut-être aurez-vous de la peine à vous concentrer sur la conduite, tant votre attention sera sollicitée par le paysage… À chaque belvédère, vous vous arrêterez pour l’admirer tranquillement. Ainsi, au niveau de la Falaise des Cavaliers, sachez qu’à vos pieds, au fond du canyon, serpente un itinéraire de randonnée dit sentier de l’Imbut, tandis que sur l’autre rive en en amont se trouve le célèbre sentier Martel (voir encadré).
Le Verdon se trouve dans un Parc naturel régional, un territoire exceptionnel et fragile qu'il est important de préserver.
Le cirque de Vaumale marque le point où on approche le lac de barrage de Sainte-Croix. Et c’est ici que vous entamez la descente, par une forte pente et des lacets serrés. À mi-descente vous attend Aiguines, dont le château carré aux tours d’angles rondes et coifées de tuiles vernissées domine le lac. Prenez le temps d’explorer les ruelles du village avant de reprendre la route. La vue sur le lac s’élargit et bientôt vous rejoignez la route qui le longe. En tournant à droite, vous atteindrez le village de Moustiers-Sainte-Marie et la route qui vous permet, si vous le souhaitez, de revenir à Castellane par la rive droite du Verdon : de nouveaux coups d’oeil vertigineux vous attendent !
Parce que la rivière a fait l’objet d’un spectaculaire aménagement hydroélectrique dans les années 1950, on distingue aujourd’hui deux ensembles de gorges, situées de part et d’autre du lac de barrage de Sainte-Croix. Trois kilomètres en aval du lac de Sainte-Croix, un second lac a été formé par le barrage du Quinson : là commencent les basses gorges, qui s’achèvent sur le lac de Gréoux. Moins spectaculaires que les hautes gorges, elles méritent cependant le détour, notamment vers Esparron-de- Verdon. Encore quelques kilomètres après Gréoux-les-Bains, le Verdon débouche sur la Durance, dix kilomètres en aval de Manosque.
Jardin d'Albert Kahn, le havre d'un citoyen du monde
En flânant sur les bords de la Seine boulonnaise, entrez dans cette étonnante oasis ouverte sur le monde, née d’une utopie humaniste : celle du très secret banquier Albert Kahn.
Ci-dessus, un portail, comme un torii traditionnel nippon pour séparer deux mondes, l’enceinte sacrée et l’environnement profane ; et le pont en rocaille du jardin anglais.
Albert Kahn était un homme du monde. Entendez par-là qu’il était à l’écoute des bruissements de la planète, à une époque où l’image fixe et animée se lance encore assez timidement dans une quête de témoignages. Son désir d’universalité, son combat pour un monde meilleur l’anime très tôt. Le jeune Alsacien, qui a quitté sa région natale à l'issue de la guerre franco-allemande de 1870, est employé aux écritures à la banque Goudchaux, à Paris, tout en poursuivant des études.
Le hasard lui fait rencontrer Henri Bergson, philosophe, normalien, qui accepte de le former. L’ascension d’Albert Kahn est lancée. Il devient double bachelier (lettres et sciences), licencié en droit et gravit quatre à quatre les échelons de la banque. De grouillot, il devient directeur général ! Bourreau de travail, homme d’affaires intuitif, son nom règne bientôt sur la finance européenne (or et diamant du Transvaal, immobilier…). Bref, une réussite professionnelle sidérante, mais qui, plutôt curieusement, ne le satisfait pas. L’idéal du bonhomme est ailleurs. Son désir profond : changer le monde.
Des images pour un monde en paixUnité dans la diversité. La meilleure illustration de cette idée, moteur de l’œuvre de Kahn, se trouve dans son parc, dont les différentes parties, pourtant si étrangères les unes aux autres, s’unissent dans une même harmonie. C’est en 1893 que ses jardins sortent de terre. Ils constituent une expression végétale de sa pensée. C’est de ce « havre mappemonde » qu’il va lancer son oeuvre. Il crée le Cercle autour du monde qui accueille, dans sa propriété du quai du 4-Septembre, les titulaires des bourses autour du monde. Il fonde la chaire de géographie humaine au Collège de France. Et il pose les bases des Archives de la planète.
1 - Albert Kahn voulait une serre ornementale. Ce sera ce bel ouvrage de ferronnerie, doublé à l’intérieur d’une fine architecture de treillage peint en blanc, orné d’appliques figurant des cornes d’abondance.
2 - Le verger roseraie offre ses plus beaux atours au printemps lorsque les variétés de roses anciennes se lovent et s’entortillent le long des troncs des arbres fruitiers. Kahn fit appel aux paysagistes vedettes Henri et Achille Duchêne pour créer le jardin français et le vergerroseraie.
3 - Du jardin français à la forêt bleue…
4 - Broderie dans le jardin français, qui rend hommage au classicisme du XVIIe siècle.
Une idée folle, mue par « la nécessité de connaître, de fixer la réalité dans toute sa splendeur comme dans toute son horreur ». Entre 1909 et 1931, Kahn expédie un bataillon bien pacifiste d’opérateurs du cinématographe et de photographes, acquis aux nouvelles techniques de prises de vues inventées par Louis et Auguste Lumière. Les cinéastes engrangeront 180 000 mètres de pellicule (film 35 mm en noir et blanc) ; les photographes et leurs chambres photographiques réaliseront 72 000 autochromes, soit des plaques photographiques en couleur commercialisées selon un procédé industriel rendant la photographie accessible à un plus grand nombre d’amateurs.
Ce qui surprend vraiment, dans les jardins de ce « citoyen du monde », c'est la puissance d’évocation de vastes paysages sur une surface très restreinte. La forêt vosgienne en est un grandiose exemple : sur 3 000 m2, elle reproduit l’ambiance d’une forêt qui occupe pratiquement un département (800 000 hectares). Kahn y pansait ses blessures d’enfance, volée par la guerre de 1870.
Ces artistes-aventuriers sillonneront les coins et recoins les plus inaccessibles des cinq continents, témoins de la vie politique, économique, sociale, du quotidien de peuples inconnus ou méconnus, des guerres, de l’art et de la culture. De l’Afghanistan à la Mongolie, de la Chine à l’Égypte, en France, en Allemagne, en Irlande, en Europe centrale… ils emmagasinent leurs prises de vues dans des conditions très souvent rocambolesques.
Le village japonais, au milieu d’un jardin de formes et d’harmonie. Des cérémonies de thé s’y déroulent les mardis et dimanches de septembre. Ici, une mer de mousse, là un bassin où paressent carpes, ryukin et shubunkin ; là encore, des îles de rochers, un pont, un torii de temple shintoïste, des bonzaï…
Surtout avec un appareil de photographie, de lourdes malles de plaques de verre et du matériel de développement ! Ces opérateurs pionniers, encadrés par le géographe Jean Brunhes qui leur donna non seulement une méthodologie de travail, mais les encourageait à « saisir la vie là où elle est », ont pour noms Auguste Léon, Léon Bussy, Roger Dumas, Lucien Le Saint, Stéphane Passet… Sans oublier mesdemoiselles Mignon et Mespoulet qui ramenèrent d’Irlande 72 autochromes d’une qualité incroyable. Ces Archives de la planète, sorte d’inventaire photographique de la surface du globe, constituent un fonds documentaire unique au monde ; il est consultable sur les postes multimédia de la galerie d’exposition, via le Fakir, soit le Fonds Albert Kahn informatisé pour la recherche.
Offrir cette illusion de grandeur à un paysage « miniaturisé » est une technique très usitée par les paysagistes japonais qui s’appuient sur la technique du shakkei.
Secret et solitaire, Albert Kahn veut profiter de ses jardins, seul. Moins par un réflexe de repli sur soi que pour puiser idées et ressources au fond de son être. Lorsqu’il n’y est pas, il charge ses secrétaires d’inviter ses hôtes, de leur faire honneur des lieux. Ces jardins dits « de scènes » composent une mosaïque géante de « pays végétaux » au coeur de la ville. Méthodiquement, Albert Kahn élabore son pré carré. Pour le jardin français, il fait appel à Henri Duchêne et à son fils Achille ; surnommé « le prince des jardiniers », ce paysagiste, thuriféraire du jardin inventé par Le Nôtre, est très prisé par toute l’aristocratie et la grande bourgeoisie de la Belle Époque.
Parmi les opérateurs qui arpentent la planète, missionnés par Albert Kahn, Stéphane Passet est l’un des plus talentueux et des plus acharnés à ramener « des clichés inédits que vous ne verrez nulle part ». Sa première mission, en 1912, le conduit en Chine.
Mais il ne veut pas en partir sans avoir tenté l’impossible : passer en Mongolie, malgré l’interdit des autorités. Clandestinement, il se risque sur la route d’Ourga (actuelle Oulan-Bator) et pénètre dans le pays. Il retournera en 1913 en Mongolie-Extérieure devenue indépendante. À travers les autochromes, deux films d’époque, des documents d’archives et des objets archéologiques, cette exposition retrace la destinée d’un pays qui aura bien des difficultés à trouver sa voie entre les géants russe et chinois.
Dans un autre style s’élève le jardin anglais, avec pelouse bordant une rivière au cours sinueux, un pont en rocaille, un cottage. Fasciné par le Japon où il accomplit un long voyage, recevant dans sa propriété de Cap Martin des membres de la famille impériale, il peuple son éden boulonnais d’un « village », composé de deux maisons japonaises traditionnelles (les minka, maisons du peuple), ainsi que d’une pagode de cinq niveaux (disparue en 1952 à cause de la foudre), d’un temple shinto et de deux torii. Ces bâtisses étaient environnées d’un jardin japonais qui a été remplacé à la fin des années 1980 par une création originale du paysagiste Fumiaki Takano.

Le microcosme paysager est également riche d’un marais (nénuphars, roseaux, iris d’eau…), d’une forêt de conifères (cèdres bleus de l’Atlas, épicéas du Colorado) baptisée « forêt bleue », une prairie de végétaux libres ceignant une « forêt dorée » (bouleaux) et la « forêt vosgienne ». Cette dernière – sapin pectiné, pin sylvestre, épicéa, hêtre, érable sycomore -, représentait le jardin très secret d’Albert Kahn ; elle lui rappelait son enfance à Marmoutier, tout près des forêts de Saverne, d’Abreschviller, de la Petite Pierre. Albert Kahn, mécène idéaliste, humaniste, pacifiste, s’éteint, sans descendance directe, en 1940, quasiment ruiné.
13 - La place des Terreaux à Lyon (Rhône)

Haut lieu de la vie nocturne lyonnaise, la place des Terreaux marque la frontière entre le quartier de la Presqu'île et la Croix-Rousse. Le point d'orgue de la place est certainement sa fontaine de Bartholdi, inaugurée en 1892. Initialement destiné à la ville de Bordeaux, ce « Char de la Liberté » symbolise la Garonne et ses 4 affluents se jetant dans l'océan. En 1994, la fontaine est déplacée au centre de la place et 69 mini fontaines illuminées à la fibre optique sont aménagées sur la place. Lyon, l'autre ville lumière ! Idéal pour boire un verre en soirée.


D'architecture flamande, la Vielle Bourse est un quadrilatère de 24 maisons identiques édifié à l'époque « espagnole » dans le Vieux Lille. En son centre, se trouve une cour intérieure à arcades qui accueille les après-midi un marché aux livres d'occasion.
15 - La place des Héros à Arras (Pas-de-Calais)

Dites aussi Petite-Place, c'est l'un des joyaux de la ville. Son architecture urbaine très homogène, hérité du Moyen Âge et surtout de la Renaissance a une sacrée classe ! Le vocabulaire architectural du style baroque flamand se lit sur les 155 maisons que comptent la place et sa jumelle, la Grand-Place. De briques ou de pierres, parfois les deux, des arcades sur colonnes au rez-de-chaussée, deux étages, des pignons à volutes en façade,des pilastres... Anéanties durant la Première Guerre mondiale, les deux places arrageoises durent reconstruites à l'identique dans les années 1920.
16 - La place aux Herbes à Uzès (Gard)

Sur cette place délicieusement ombragée de vénérables platanes, il est possible de goûter à ce curieux mélange de nonchalance et de caractère vibrant de passion que l'on prête volontiers aux gens du Midi. Pendant que les adultes finissent leur repas dans l'un des cafés sous les arcades, les enfants jouent près de la fontaine en fonte ouvragée du XIXe siècle. Le samedi, jour du grand marché, les marchands tiennent leurs étals sous les arcades, comme ils le font depuis des siècles.


Sur la place du Parlement, ancienne place du Marché Royal créée en 1760, les façades opulentes des immeubles du XVIIIe siècle sont remarquables. Sa fontaine de 1865 ajoute encore à son charme. Elle a été rénovée au début de l'année et arbore désormais un dallage de pierres calcaires toutes neuves ! Idéal pour prendre un café ou boire un verre dans le centre-ville.


La place Benjamin-Zix, dessinateur de l’épopée napoléonienne. De vélos en canaux, on aime son petit air hollandais. Longtemps, cette enclave parcourue par l’Ill fut extrêmement pauvre, et son urbanisme, laissé quelque peu à l’abandon. Il faut attendre les années 1970 pour que le quartier commence à sérieusement se transformer. L’interdiction à la circulation automobile donnera le feu vert à l’installation d’une petite « campagne en ville » où les Strasbourgeois viennent pour le charme romantique des petits jardins et pour y établir, dans les tavernes et les bonnes tables, leurs « stammtischs » (tables d’hôte) dominicales (L’Ami Schutz, le Lohkas ou La Cambuse tenue depuis plus de trente ans par Babeth Lefebvre ...).
Ces lieux en France qui ont un goût d'ailleurs
Du déchaînement des éléments ou de la créativité de l'homme sont nés des paysages d'une puissance incroyable. Nous sommes en France mais le sentiment d'ailleurs est garanti...

Les rochers sculptés de Rothéneuf(Ille-et-Vilaine) -Si la Bretagne a de magnifiques atouts elle possède un lieu chargé de mystère et d'une beauté atypique. À Rothéneuf, aux portes de Saint-Malo, la falaise de la Haie est taillée en une fresque de centaines de sculptures. On doit cette œuvre d'art brut à l'abbé Fouré qui finit sa vie ici, en 1910. Devenu sourd et muet à la suite d'une maladie, l'abbé se réfugie dans la création. Durant une vingtaine d'années, de ses outils rudimentaires émergent un enchevêtrement de corps, de visages, d'animaux fantastiques. Il y aurait représenté l'histoire de corsaires légendaires « les Rothéneuf », pour d'autres simplement les personnages et moeurs de l'époque. Mais l'érosion menace l'œuvre naïve, forcement éphémère, et malgré l'alerte lancée par différentes associations, ce patrimoine est toujours menacé.

Le Palais idéal du facteur Cheval(Drôme) - Nous ne pouvions passer outre la magnifique création de Ferdinand Cheval située au nord de la Drôme. Quelle incroyable histoire que celle de ce facteur rural, alors âgé de 43 ans, qui buta, lors d'une de ses tournées en 1879, sur une pierre si bizarre qu'elle lui rappela un rêve féérique. Durant 33 ans, il va amasser les pierres avec sa simple brouette, et faire surgir, nuit après nuit, ce palais fabuleux dédié à la nature ! « Puisque la nature veut faire la sculpture, je ferai la maçonnerie et l'architecture ». Indépendant de tous courants artistiques ou techniques architecturales, le Palais idéal est le symbole de l'obstination et relève de l’art brut. Plusieurs artistes issus du courant surréaliste lui ont rendu hommage et il fut classé monument historique en 1969 par André Malraux. Plus d'infos et visites :
3 - La France ou la Cappadoce (Turquie) ?
Les orgues d'Ille-sur-Têt(Pyrénées-Orientales) -Tel un château rescapé d’un conte de fées, les Orgues d’Ille-sur-Têt dans les Pyrénées Orientales forment un paysage naturel surprenant. Il aura fallu pas moins de 5 millions d’années pour donner corps à ces cheminées d’argiles – appelées également cheminées de fées, depuis les premiers grains de sable déposés par les torrents et les intempéries et issus de la montagne pyrénéennes. Hautes de 10 à 12 m, les orgues sont dentelées principalement par les eaux de pluie et puis par le vent et le soleil. Couleurs multiples, formes impressionnantes constituent ce site unique. La Faune et la flore méditerranéenne : arbustes épineux et chênes verts sont aussi une des richesses du site. Comptez une heure de promenade pour découvrir le site dans son intégralité.
4 - La France ou Bali ?
La cascade des Tufs(Jura) - Nous ne sommes pas en Asie, mais bien en France ! La cascade des tufs est un spectacle naturel époustouflant, située près de la commune d’Arbois dans un paysage de « reculée » typique du Jura. Ici, l’eau de la Cuisance, qui prend sa source un peu plus en hauteur, s'infiltre dans le plateau calcaire (le tuf) pour y creuser une grotte et ressurgir en multiples cascades dans les bassins. Le site est accessible facilement grâce à un sentier de randonnée et une passerelle. En hiver, l’eau de la cascade gelée crée des stalactites et stalagmites tout aussi impressionnantes...
5 - La France ou les Etats-Unis ?
Le Colorado Provençal(Vaucluse) -Nul besoin de traverser l’Atlantique pour découvrir la beauté de formations rocheuses aux mille couleurs. Rendez-vous à Rustrel, dans le Lubéron, où se trouve le Colorado provençal. Créé à la fois par la nature et par les ocriers, le site se décline en de multiples teintes d’ocre et en paysages aux formes fantastiques. Sur plus de 30 hectares, partez à la découverte des sentiers, falaises, combes pour une balade ou une randonnée.
6 - La France ou le Sahara ?
La dune du Pilat(Gironde) - Passé cette dune, ce n'est pas un village touareg du Grand Erg algérien, ni même la palmeraie saharienne de la vallée de la Saoura que vous découvrirez à l'horizon, mais bien la station balnéaire d'Arcachon et ses immensités de pins landais. La dune du Pilat est un spectaculaire massif de sable surplombant notre Atlantique de 114 mètres, au sud de l'estuaire de la Gironde. Sur 3 kilomètres de longueur et 500 mètres de largeur, elle rassemble 60 millions de m3 de sable accumulés en des temps géologiques records : la dune du Pilat s'est créée sous les yeux de nos proches ancêtres. Au cours du XVIIIe siècle, elle n'était qu'un renflement d'une trentaine de mètres de hauteur, tout au plus. Elle est aujourd'hui la plus haute d'Europe, constituée de sables marins asséchés transportés par le puissant vent du large. En progression permanente vers l'intérieur des terres, la dune est éphémère. Elle aura sans doute disparu du bassin d'Arcachon au siècle prochain.
Les 7 plus beaux marchés de Noël
Vin chaud, bretzel, pains d'épices, confiseries… Rien ne véhicule mieux la magie des fêtes qu'un beau marché de Noël. Ceux d'Alsace sont incontournables, mais d'autres villes en organisent aussi de superbes !

S’il est une région en France qui peut s’enorgueillir de la richesse de ses traditions de Noël, c’est bien l’Alsace. Pendant les fêtes, le territoire entier revêt ses plus beaux atours. La nuit tombée, mille guirlandes illuminent les rues et enchantent petits et grands. Strasbourg et Colmar tiennent le haut de l’affiche mais si l’on en croit certains Alsaciens, le plus beau marché de Noël de tous serait celui de Kaysersberg. Suivez le guide :

La photo parle d’elle-même. Pendant les fêtes les rues du cœur médiéval de la ville se transforment en véritable village du père Noël. Selon les connaisseurs, c'est sûrement le plus authentique et le plus dépaysant de France. Les charmantes échoppes de bois se succèdent dans un décor véritablement digne d'un film. La ville propose notamment une ouverture du « temps de Noël » avec mise en lumière simultanée des villages de la vallée, au son des cloches. Dans les échoppes, vous rencontrerez des artisans de tous les horizons : art floral, poterie, décors et sujets décoratifs de Noël en verre soufflé, jouets en bois, tissus, gourmandises et spécialités alsaciennes.
Calendrier :les vendredis, samedis et dimanches, du 27 novembre au 20 décembre et tous les jours jusqu'au 23 décembre.
Horaires d'ouverture :de 10h à 20h.
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Réputé pour ses lumières, le marché de Colmar est peut-être le plus féérique de tous. Le quartier de la Petite Venise se transforme pour l'occasion en paradis pour les enfants : peluches, jouets et manège de chevaux en bois, chèvres vivantes, boîte aux lettres géante pour écrire au Père Noël et crèche à automates. Pour les adultes, direction la Place des Dominicains et la Place de l’Ancienne Douane où plus d’une centaine de chalets regorgent de trésors en tout genre. La Place Jeanne d’Arc quant à elle, devient le paradis de la gastronomie alsacienne. Miam !
Calendrier :du 20 novembre au 31 décembre.
Horaires d'ouverture :du lundi au jeudi, de 10h à 19h et le vendredi, samedi et dimanche, de 10h à 20h.

Né en 1570, le marché de Strasbourg est le plus connu de tous. La ville répartit ses chalets sur 11 sites différents dont le fameux « Christkindelsmärik », le plus ancien Marché de Noël de France, sur la place Broglie. Il y en a pour tous les goûts : le marché des saveurs alsaciennes, le comptoir des Rois Mages, le Carré d’Or, le marché des bredle (petits gâteaux de Noël), le royaume des vignerons de la Couronne d'Or. Et le clou du spectacle : le gigantesque sapin de la place Kléber ! Cette année encore, le marché a été élu meilleur marché de Noël d'Europe par European Best Destination.
Calendrier :du 27 novembre au 31 décembre.
Horaires d'ouverture : tous les jours de 10h à 20h et de 10h à 21h les vendredis et samedis.

Décidemment le nord-est a la côte ! Le marché de Noël de Metz est le deuxième plus visité en France. Il faut dire que la ville met les bouchées doubles pendant la période des fêtes pour enchanter son magnifique centre historique. Environ une centaine de chalets envahissent la place Saint-Louis et les réjouissances ne s’arrêtent pas là. Un marché d’art artisanal s’installe également place des Charrons et un village de chalets de bois décorés s’empare de la place Saint-Jacques.

Les enfants sont également à l’honneur puisqu'une forêt enchantée s’installe rue des Jardins et un village du Père Noël prend place au forum Saint-Jacques. Bonus : le train de Noël à vapeur, place de la Gare !
Calendrier :du 21 novembre au 27 décembre.
Horaires d'ouverture : tous les jours de 10h à 20h.

A Lyon, ce sont deux marchés qui plongent la ville dans la magie de Noël. La place Carnot accueille plus de 140 chalets dont certains sont tenus par des participants du monde entier : Canadiens, Polonais, Russes, Péruviens, etc. La place de la Croix-Rousse accueille quant à elle un marché couvert d'une trentaine d'exposants. Le plus : les nocturnes organisées pendant la fête des Lumières (5 au 8 décembre 2014) et bien-sûr les représentations du véritable Guignol de Lyon !
Calendrier : du 25 novembre au 24 décembre.
Horaires : tous les jours de 10h30 à 20h ; les samedis et pendant la Fête des Lumières de 10h30 à 22h.
Calendrier: du 29 novembre au 24 décembre.
Horaires d'ouverture : tous les jours de 10h à 20h sauf pendant la fête des lumières, de 10h à minuit.

Le Sud aussi a la fièvre des marchés de Noël. Depuis plusieurs années déjà, la Provence, réputée pour ses nombreuses traditions de fin d’année, a adopté les chalets de bois et les guirlandes. Revisité à la sauce provençale, l’événement se fait la vitrine du folklore local dont les santons sont les vedettes incontestées. Direction le marché d’Avignon pour trouver l'inspiration.

La cité des Papes est en effet réputée pour sa sélection de santons et pour son "Chemin des crèches" : succession de diverses crèches animées et illuminées, regroupant de magnifiques santons traditionnels. Danses folkloriques et chants de Noël assurent l'ambiance.
Autre spécialité locale de la tradition religieuse provençale du "temps de Noël" : les treize desserts servis à l’issue du gros souper de Noël. Si la coutume interdit d’être 13 à table, elle ne s'applique pas au nombre de plats ! Selon les villes, ces desserts varient mais quelques piliers restent contants : la pompe à huile (ou gibassier), les fruits secs appelés aussi les quatre mendiants, les fruits frais et le nougat. Aix-en-Provence propose un marché des 13 desserts qui rassemble une quarantaine d'agriculteurs et d'artisans des métiers de bouche du département (du 16 au 24 décembre).
Calendrier :du 5 décembre au 3 janvier.

Retour dans le Nord mais en Picardie cette fois. Le plus grand marché de la région sait aussi se faire remarquer à l'approche de Noël. 130 chalets en bois rouge envahissent les rues piétonnes sur plus de 2 km. Mais la véritable raison de choisir Amiens en ce mois de décembre, c’est le spectacle « Amiens, la cathédrale en couleurs » ! Tous les soirs à la nuit tombée, le célèbre édifice gothique du XIIIe siècle, classé au Patrimoine mondial de l'Unesco, s’illumine de guirlandes lumineuses de toutes les couleurs. Un spectable à couper le souffle!
Les merveilles d'Outre-Mer
La Réunion. Enfer ou paradis, le cirque de Salazie ?Au cœur de l’île, près du piton des Neiges, voici le résultat d’un effondrement volcanique.
À l’est de Madagascar, l’île est née d’un jaillissement de lave dans l’océan Indien. Montagne dans?la mer, son relief est concentré sur un caillou de 200 km de diamètre. Balades insolites entre pitons vertigineux, cratères lunaires, forêts primaires, cirques piquetés d’îlets, cascades et torrents...
Le Piton de la Fournaise.
Dans l’archipel des Comores, entre Madagascar et les côtes du Mozambique, Mayotte est devenue en 2011 le 101e département français. L’occasion de découvrir ses deux îles principales, ses îlots et son exceptionnel lagon, classé Parc naturel marin depuis 2010.
La route des Laves. Contrepoint aux couleurs violentes, au foisonnement végétal de l’île. Ici, il n’y a rien, juste de la lave. Plate, droite – au moins sur cette portion –, initiatique et excitante, la route mène au pas de Bellecombe, au départ des excursions vers le piton de la Fournaise, le jeune volcan susceptible qui fait souvent parler de lui.
Saint-Martin de Ré (Charente-Maritime)
Jamais bâtisseur n’aura marqué son pays d’une empreinte plus magistrale. Le nom de Vauban s’attache à cent quarante-huit ouvrages fortifiés de nos frontières, mais la vox populilui en attribue plus encore tant son influence fut grande. Pas une citadelle en étoile, pas une enceinte bastionnée qu’on ne croit tracée de sa main. En célébrant, en 2007, le tricentenaire de sa mort, la France? a redécouvert plus qu’un ingénieur militaire d’exception : un honnête homme, et l’un des esprits les plus éclairés de son temps. L’année suivante, son œuvre s’inscrivait au patrimoine de l’Humanité.
Entre Perros-Guirec et Trébeurden, la côte armoricaine étire sur une vingtaine de kilomètres un long ruban rugueux de rocs et d’amas chaotiques constitué d’un granit aussi rare qu’unique.20 kilomètres, de Perros-Guirec à Trébeurden : c’est la plus belle portion de la Côte de Granit rose ; une balade fantastique.
Roc Trévezel, 384 mètres d'altitude,entouré de landes, est le second point culminant du Massif armoricain côté breton. Têtu, brut, un peu effrayant quand le ciel s’assombrit, le paysage des monts d’Arrée ne fait pas dans le charme. Et c’est comme cela – et pour cela – qu’on l’aime. Situés à la frontière des anciens évêchés de Léon et de Cornouaille, les finistériens monts d’Arrée offrent une pelisse de bête sauvage, une sorte de toundra où la lande est caressée à rebrousse-poil par les vents. Les crêtes et les tourbières piégeuses constituent un décor fantasmagorique où rôdent, dit-on, l’Ankou et de bien curieuses créatures.
Splendeur d’Alsace, le château du Haut-Koenigsbourg profite de sa position dominante. Perché, il étire sur la plaine ses deux cent soixante-dix mètres de longueur sur la crête rocheuse. À une vingtaine de kilomètres de Colmar, c'est un château fort à l’architecture et à l’histoire hors du commun.
Créées au XVIIIe siècle pour faire la liaison entre la ville ancienne et la ville moderne, les places Stanislas, de l'Alliance et de la Carrière ont été inscrites au patrimoine mondial de l’Unesco pour leur beauté et leur modernité. La place Stanislas fut inaugurée en 1755.La statue de Louis XV disparaît à la Révolution, remplacée en 1831 par celle de Stanislas.
Ami des philiosophes, cultivé et bon vivant, Stanislas Leszczynski (1677-1766) est notamment à l'origine de la création de la bibliothèque royale et de l'académie des sciences. Ses châteaux étaient renommés dans toute l'Europe, à l'instar de celui de Lunéville, le « Versailles lorrain ». Le tombeau du roi se trouve en l'église Notre-Dame-de-Bonsecours de Nancy aux côtés de ceux de son épouse et de la reine Marie Leszczynska.
Lieu du marché au Moyen Âge, la place Charles-de-Gaulle, plus connue comme la « Grand’Place », est le cœur de Lille. Magnifiquement réhabilitée, classée monument historique en 1921, elle offre un panorama d’architecture du XVIIe au XXe siècle et fait partie des plus belles places d'Europe. La perle des demeures qui bordent la place, c’est la façade richement déco- rée de la Vieille Bourse, bâtie par l’architecte Julien Destrée au mitan du XVIIe siècle pour offrir un abri aux com- merçants. À l’intérieur de cet édifice rectangulaire, témoignage d'une époque florissante, vingt-quatre maisons s’organisent autour d’une superbe cour à arcades.
Et si c’était la plus belle avenue de Paris ? Sur quinze kilomètres, la Seine se tortille dans son lit, divisant? la capitale en deux rives. Pour découvrir la Ville lumière,? rien de tel que d’emprunter un trimaran de la compagnie Batobus, pour une balade avec escales.? Vu du fleuve, le spectacle parisien se dévoile comme jamais.
Un lifting tous les? sept ans !La Dame de fer fait peau neuve :? 60 tonnes de peinture spéciale sont appliquées sur ses 18 000 poutrelles métalliques par 25 peintres acrobates. Leur méthode de travail n’a guère évolué depuis le XIXe siècle, les harnais de sécurité et une formation préalable pour apprivoiser le vide en plus.
?C’est la vedette incontestée des grands monuments parisiens. Avec plus de 12 millions de visiteurs par an, la cathédrale captive les foules. Ce monumental sanctuaire fut élevé à l’initiative de Maurice de Sully, évêque de Paris de 1160 à 1196. Sur le parvis, s’élève la façade ouest dite « harmonieuse » avec ses portails ornés de statues, sa rose de près de 10 mètres de diamètre, ses deux tours culminant à 69 mètres du sol. Au pied de la tour nord, un escalier permet d’accéder aux hauteurs de l’édifice. Par la galerie des Chimères, avec ses créatures nées del’imagination de Viollet-le-Ducau XIXe siècle, vous irez à la tour sud, où vous attend une vue imprenable sur Paris et les toits de la cathédrale.
Inauguré lors de l’Exposition universelle de 1900, est l’un des plus élégants de la capitale. Son unique arche de métal, longue de cent neuf mètres, était un exploit technique pour l’époque. Dans son axe, brille le dôme des Invalides.
Les merveilles de la France
Dans cet article, nous vous proposons des morceaux choisis de notre patrimoine, ceux que la rédaction a notés dans ses carnets de voyage, telles des petites pépites d’éternité à chaque instant revisitées.
Perle de l’Occident, chef-d’œuvre d’ingéniosité, d’architecture, d’audace, le Mont-Saint-Michel attire chaque année plus de trois millions de pèlerins et touristes du monde entier. Sur ses quatre kilomètres carrés, l’histoire et la légende se rejoignent, le sacré et le profane cohabitent. Un joyau unique au monde, inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco.
Les différents ouvrages réalisés pour rendre au Mont son visage du XIXe siècle touchent désormais à leur fin. La démolition de la route en bitume et des derniers hectares de stationnement devrait être terminée à l’été 2015. À l’horizon 2025, le fleuve Couesnon devrait avoir reformé un large estuaire dans la baie.
Voir aussi : 5 bonnes raisons d'aller au Mont-Saint-Michel en 2015
Loin de la centrale de traitement des déchets nucléaires, la Hague est un pays à la beauté sauvage et éclatante, d’une exceptionnelle diversité de paysages. À trente kilomètres de Cherbourg,? cette petite terre greffée à la proue du Cotentin dégage une sensation de bout du monde.
Sur cette pointe la plus septentrionale de Normandie, le vent fait partie du paysage, la brume et l’écume sont des fidèles. Au premier plan, l’étonnant abri octogonal du canot de la SNSM, puis le phare. Ensuite, c’est le raz Blanchard – dangereux – puis l’île d’Aurigny. Voilà un paysage qui remue, qui secoue les tripes.

Entre Le Havre et Fécamp, Étretat est la perle de la Côte d’Albâtre. Célèbre pour son Aiguille creuse, chère à Arsène Lupin, ce site aimante les touristes depuis le XIXe siècle. Inscrites au patrimoine mondial de l’Unesco,? les falaises d’Étretat ont inspiré nombre d’écrivains. Victor Hugo parlait tout simplement de « la plus grande architecture qu’il y ait ».Quant à Guy de Maupassant, il évoquait un « éléphant plongeant sa trompe dans la mer ».Ici, la porte d’Aval et l’Aiguille creuse.
Aux portes de l’Espagne, Saint-Jean-de-Luz se love dans l’une des plus belles baies de la côte basque. Louis XIV se maria avec l’infante d’Espagne dans ce port de pêche devenu une station balnéaire très renommée qui a gardé son charme intact.

Classée Grand Site national, la dune du Pilat – ou Pyla – est la star du bassin d’Arcachon. Ce grand cordon de sable blanc, pris entre la pinède landaise d’un côté et l’océan Atlantique de l’autre, est aujourd’hui la plus haute dune d’Europe.
60 000 000 de mètres cubes : la dune du Pilat pourrait contenir 600 fois la cathédrale Notre- Dame de Paris !
Planté aux milieux des eaux de l’estuaire de la Gironde, ce phare, considéré comme l’un des plus majestueux au monde, est agé de plus de 400 ans. Situé à environ? sept kilomètres du continent,à égale distance des côtes de? la Charente-Maritime et de la Gironde, le phare? se visite facilement.? On débarque sur l'îlot de Cordouan les pieds dans l'eau ou sur une chaussée empierrée de deux cent soixante mètres de longueur, accessible ?à marée basse depuis ?un petit embarcadère. Pour compléter la visite du « phare de la passe de l’Ouest », rendez-vous au musée du phare de Cordouan situé dans le phare de la pointe de Grave.
La « belle île » a mouillé l’ancre à une trentaine de milles nautiques de la pointe de Quiberon. L’évoquer, c’est déjà voir se former des vagues de superlatifs. ?C’est un fait, l’île a du chien et du charme. Cependant, n’imaginez pas que tout y est forcément luxe, calme et volupté. Les chemins secrets du littoral vous garantissent des fugues très animées.
Au Palais, les quais de l'Yser et Vauban.
Le 18 avril 1911, ?le gardien du feu de Kerdonis, Désiré Matelot, meurt brutalement. Sa femme n’a pas le temps de le pleurer : la lanterne doit être allumée, la tourelle doit tourner. Mais le système d’engrenage se coince. Avec l’aide de ses deux aînés, elle assure la rotation du système d’optique toute la nuit, évitant probablement des naufrages. Inadmissible pour l’administration des Phares qui y voit une faute et veut chasser la veuve. Les Bellilois prennent sa défense, l’affaire enfle et la presse parisienne s’émeut. Tant et si bien que la veuve Matelot reçoit excuses, dédommagements, médailles. Et tout le saint-frusquin, lot des héros maudits !
Situé à vingt kilomètres de Paris, Versailles ne cesse d’attirer chaque année des visiteurs venus du monde entier. Plus qu’un château, c’est un immense domaine captivant dont on ne fait jamais le tour.
La galerie des Glaces - ?Que serait la galerie sans la transparence un peu trouble de ses 357 miroirs au mercure ? La fabrication de ces miroirs impliquait un mélange à chaud d’étain et de mercure, un procédé très toxique du fait des vapeurs de ce métal. « Depuis 1850, ce procédé est totalement interdit,explique Vincent Guerre, miroitier et antiquaire et à l’origine de la restauration des glaces de la galerie. L’ensemble des miroirs a été traité, seuls quarante-huit ont été remplacés. On s’est rendu compte que plus de 70 % d’entre eux étaient d’origine. Ils avaient été repolis et rétamés sous Louis-Philippe, mais ils avaient surtout bien traversé les siècles. Nous n’avons reposé bien sûr que des miroirs au mercure, qui sont aujourd’hui très rares et très coûteux. Une dizaine vient des magasins du Sénat, et la majorité de mon stock. Nous les avons biseautés à l’identique. »
Les jardins du château de Villandry (Val de Loire).
Maîtriser le paysage. Montrer le triomphe de la géométrie sur le naturel, de l’ordre sur? le pittoresque, de la culture sur le sauvage, pour mieux souligner la puissance et la grandeur? du propriétaire des lieux. C’est l’enjeu très politique des jardins dits « classiques » du XVIIe siècle, dont André Le Nôtre est le virtuose.
C'est le dernier des châteaux Renaissance du val du Loire. Entre Tours et Azay-le-Rideau, partez à la découverte de ce joyau sauvé de la destruction par un particulier, Joachim Carvallo, qui l'acheta en 1906. C'est à lui que nous devons les jardins à la française qu'il a entièrement recréés. Depuis la terrasse, admirez l'ordonnancement au cordeau du jardin d'eau, des jardins d'amour, de la musique, des simples...
Son parc est presque aussi grand que la ville de Paris : 5 440 hectares ! Le mur qui l’entoure forme un périmètre de 32 kilomètres. Le château compte 426 pièces? et 280 cheminées. Démesuré ? Pas pour François Ier – qui le fait bâtir de 1519 à 1547,? il sera terminé juste avant sa mort – pour finalement n’y résider que très rarement. Le monarque avait même envisagé de détourner le cours de la Loire pour alimenter les douves ! Chambord est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco? et reçoit près de? 750 000 visiteurs par an.
Le château de Chenonceau est une réalisation du XVIe siècle : d’abord le corps de logis en 1515, le pont sur le Cher en 1555 puis sa galerie en 1576.
Siège du plus grand ordre monastique d’Occident, Cluny fut au Moyen Âge la plus grande abbaye ?de la chrétienté. Bien que l'église romane a été en grande partie détruite à la Révolution, ses vestiges, imbriqués dans la ville qu'elle a fait naître, donnent une idée de l’ampleur de ce complexe religieux.
À l’ouest de Clermont-Ferrand, la chaîne des Puys forme un exceptionnel ensemble d’une centaine de volcans. Partons à la découverte de ces monts Dôme nés de la violence du feu. Le symbole de cette chaîne, c’est bien sûr ?le puy de Dôme, point culminant à ?1465 mètres d’altitude. On ne peut y accéder qu’à pied, en attendant, au printemps 2012, la mise en service d’un petit train.
Le puy de Dômeest dit de type péléen complexe par les volcanologues (aucun cratère et aucune trace de coulée de lave). Sur son sommet trône une antenne-relais de télédiffusion. Le site offre, par ailleurs, des tables d’orientation utiles pour se repérer dans ce panorama époustouflant.